Les tribulations de la famille Montpèche

Un couple de quadragénaires Georges et Graziella rencontre par hasard un vieux formateur qui les initie à une discipline de maîtrise des modes de pensée instinctifs : "l'harmonisation cognitive". Cette discipline va leur permettre de gérer leurs problèmes relationnels tant en interne qu'avec des tiers. Ils vont initier leurs enfants Maël et Jade, deux adolescents de douze et treize ans confrontés aux problèmes relationnels contemporains :  smartphone, harcèlement scolaire, harcèlement au travail, sexisme, fake news, complotisme, influenceurs, désinformation, etc. etc. Ce contexte va permettre à l'auteur de proposer à ses lecteurs des solutions comportementales efficaces mises en scène au travers des tribulations de la famille Montpèche.

Extrait du vieux Ã

Ce roman contemporain décrit la rencontre d’un couple de quadra ingénieurs et parents de deux ados avec un vieux formateur de sémantique générale : Le vieux Ã. Bien qu’ingénieurs, le couple ignore tout de la sémantique générale. Le couple traverse une difficile période de mésentente en fonction de la jalousie maladive de l’épouse et des problèmes professionnels du mari menacé de licenciement à cause d’une jeune et jolie collaboratrice. Des amis leur ont conseillé de rencontrer le vieux Ã, présenté comme un psy qui les aurait aidé à sauver leur couple. Le mari est réticent, mais l’épouse insiste par peur du divorcé. Finalement le couple aura de nombreux entretiens avec le vieux Ã. Ce qui permettra à l’auteur de confronter des règles comportementales inspirées de la sémantique générale de Korzybski à l’ignorance et aux réticences diverses et variées du couple. L’enseignement du vieux à les conduit à prendre conscience de la confusion sémantique obscure dans laquelle nous vivons tous, diplômés ou non, cultivés ou non. L’objectif de ce livre n’est pas seulement de révéler les six règles comportementales proposées au couple, mais aussi et surtout de découvrir comment le vieux maître répond aux objections, aux résistances et aux rejets du couple. Pour la simple et bonne raison que ces oppositions du couple aux enseignements du vieux à seraient très probablement les vôtres si vous étiez à leur place.

Première rencontre entre les Montpèche et le vieux Ã

Nous sommes ingénieurs tous les deux, mon épouse en chimie et moi en informatique.

- J’ai une question à vous poser. Dans le libellé de vos diplômes respectifs est-ce que le mot intelligence figurait dans une phrase quelconque ?

- Evidemment non, mais les matières que nous avons étudiées supposent que l’on dispose d’un minimum d’intelligence.

- Je ne vous parle pas de supposition. Je vous demande clairement si vous êtes diplômés en intelligence.

- Je ne comprends pas la question.

- Ça commence mal.

- Et vous, madame prétendez-vous être diplômée en intelligence ou dois-je poser toute question vous concernant à votre mari ?

- Je peux répondre pour moi-même, mais, moi non plus, je ne comprends pas le sens de votre question.

- C’est pourtant simple. Ma carrière m’a donné l’occasion de tenter de former beaucoup d’individus hautement diplômés qui, confrontés à la vie, se sont révélés être de véritables imbéciles très imbus de leur personne au travers de leurs diplômes, mais incapables de faire face aux défis de la vie avec intelligence, pragmatisme et surtout empathie pour le genre humain.

- Donc pour vous, on peut être ingénieur et crétin ?

- Ce n’est pas une obligation, mais c’est possible.

Vous vous croyez à l’abri de la bêtise parce que vous avez réussi à faire des études scientifiques difficiles que tout le monde n’arrive pas à faire. Ces études vous ont obligé à vous servir de votre capacité cognitive et de votre mémoire mais dans le cadre, par nature limité, de votre spécialité. Vos études ont fait de vous des spécialistes d’une science ou d’une autre, mais pas de l’intelligence.

- Ce que vous dites est contradictoire ou alors nous n’avons pas la même définition du mot intelligence. Vous nous dites que pour faire nos études il nous a fallu une capacité cognitive au-dessus de la moyenne, puis vous nous dites que ce n’est pas une preuve d’intelligence. C’est contradictoire.

- Ce n’est pas exactement ce que j’ai dit. J’ai été plus précis. J’ai dit que vous avez fait preuve d’une capacité cognitive dans un domaine scientifique donné.

Ce qui ne signifie pas que cette capacité s’applique automatiquement à tous les domaines et notamment au domaine des relations humaines. Car je suppose que vous ne venez pas me voir pour tenter de résoudre un problème d’informatique ou de chimie.

Est-ce à dire que vous vous considérez comme un spécialiste des relations humaines ?

- Exactement.

- Mon épouse croit savoir que vous étiez formateur.

- Exact.

- De quoi et de qui ?

- Voilà ! On y est. Vous allez pouvoir laisser remonter votre lot d’idées toutes faites et d’idées reçues. J’étais un formateur de vendeur B to B.

- C’est une blague. Vous vous moquez de nous. Je suis moi-même chef de vente dans le B to B. Je n’ai pas eu besoin d’une formation spécifique pour cela. Je vends de l’IA. Par contre ma formation d’informaticien m’est indispensable tous les jours.

- Je présume que vous vendez votre IA à des décideurs humains en entreprise.

- Evidemment; Les IA ne sont pas encore assez perfectionnées pour se vendre des trucs entre elles.

- Donc je suis certain que vos relations mercantiles avec ces êtres humains ne dépendent pas que de votre expertise en informatique mais aussi et surtout de votre maîtrise des relations humaines.

- Ah ça y est, je commence à vous cerner. Vous allez vouloir nous apprendre la rhétorique pour que mon épouse et moi on puisse se mentir de façon efficace.

- Eh bien ça y est, en ce qui vous concerne j’ai fait le tour. Vous avez l’esprit assez vif pour faire des relations de cause à effets spontanées totalement fausses.